JOJO Dreams

Billet N° 142

1° Partie : Les projets birotors.

En novembre 2012, disparaissait Georges CHAULET. Malgré la construction de plus de 220 modèles d’autogires de tous types, il n’a pas eu le temps d’assouvir son rêve : Voir ses conceptions réalisées en vraie grandeur.
Passionné par les birotors, il en a étudié pratiquement toutes les combinaisons, en voici quelques extrapolations en vraie grandeur.

JJD 04 xgaDisposition des rotors en tandem dans le même plan. La distance entre les axes est supérieure à la somme des rayons des rotors pour éviter toute interférence.
Gyrotandem N°1 760x548

JDD 20 xgaretDans cette deuxième version de "GYRO-TANDEM", le rotor arrière est surélevé par rapport au rotor avant, ce qui permet de diminuer la distance entre les axes de rotation ; les disques balayés pouvant se superposer en partie. Le moteur devient propulsif, derrière la cabine panoramique.
Birotor tandem rubber vga

JDD 19 xgaretDe plus en plus original, cette fois en formule "Canard" en tandem ; pas de problème de P.I.O (pilot induced oscillation). Les petites ailes apportent un surcroît de portance à haute vitesse et permettent un train avant à large voie. La cabine panoramique est intégrée dans la dérive.

N°208 Bigire 2005 xga

La formule birotor de front a été utilisée la première fois sur l’hélicoptère Focke Wulf FW61 en 1937. Georges a construit plusieurs modèles RC sur ce principe, mais le grand défaut de cette disposition est l’encombrement latéral (largeur minimum : 4 rayons) .

Osprey 02 vga

 

 

 

 

JJD 07 xgaret

Il a donc imaginé une variante à rotors engrénants situés dans un même plan. Pour éviter toute interférence, ces derniers sont synchronisés par une transmission mécanique logée dans les pylones (largeur minimum : 3 rayons).

JJD 03 xga
Toutefois, la solution préférée de Georges CHAULET sera le "SYNCHROGIRE" dont il construira plusieurs modèles en RC, vol libre ou tracté. Dans ce cas les rotors frontaux ont leurs axes inclinés et concourants à la manière du batteur à Oeufs, l’encombrement est légèrement supérieur à celui d’un monorotor. C’est cette disposition qui a permis les tous premiers vrais vols d’autogire RC en 1978 ; c’est à dire : décollage du sol, prise d’altitude, virages et atterrissage sans casse… et sans contrôle direct du rotor (commande direction, profondeur, moteur).
Synchrogyre N°4 547x409

 

 

 

 

 

Dernière variante de "Synchrogire" avec des rotors engrénants en tandem. Ce projet moins intéressant et plutôt scabreux (les plans rotors n’ont pas la même incidence) n’a jamais été testé en modèle réduit.

JJD 12 xgaret

La formule des rotors superposés n’a pas été envisagée en projet grandeur car déjà expérimentée par Juan De La CIERVA sur son premier autogire en 1920 et dont les essais ne furent pas concluants. Plusieurs maquettes  ont été construites en différentes versions (tracté comme un cerf-volant, vol libre à moteur caoutchouc, etc…).
N°209 Tracté rotors superposes 655x420 ret

 

 

 

 

En conclusion, voici un dessin résumant ces différentes configurations pour des modèles réduits cette fois !
Differents birotors Dessin JOJO
Par la suite, nous examinerons d’autres études de monorotors originaux.

Nota : Illustrations d’après les dessins originaux de Georges CHAULET.
JC le 02/07/2014

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Autogires à la découpe.

Billet N°141 

Patrice qui réside dans le Nord (en réalité à deux kilomètres de chez moi) est un passionné de  D.A.O. et C.A.O.  Etant donné qu’il dispose d’une fraiseuse C.N.C , il était logique qu’il se lance dans la conception d’autogires personnels C.QF.D….

photo 01 xga

Voici les premiers éléments d’un fuselage d’autogire propulsif réalisés en contreplaqué léger de 4 mm d’épaisseur.

photo 05 ret rec xga

Le fuselage prend forme avec la pose du train principal et de la roulette directrice, tout cela en moins d’une journée !

DSCI9068 xga DSCI9069 xga

Le modèle est presque terminé, assemblage provisoire ; les empennages seront ensuite ajourés et l’ensemble sera entoilé.

photo 13

Voici une variante équipée de ses pales et d’un nouvel empennage. La C.N.C. permet de multiplier les différentes solutions.

photo 18

Entre temps, son "AUTO G2" ayant subi quelques dommages, Patrice lui a concocté un nouveau fuselage plus léger, plus logeable et plus robuste. La partie avant a été allongée pour faciliter le centrage.

photo 17

Aussitôt suivi d’un modèle personnel dont la poutre est réalisée avec un tube carré en aluminium acquis en grande surface. Autrement dit, tous ces modèles ont un coût très faible et permettent de tester différentes versions sans se ruiner.
Un autre modèle plus grand est en projet…

 

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2013 en revue

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 39  000 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 14 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Ce mois-ci dans Modèle Magazine (N°749 Fevrier 2014)

Billet N° 140

Modele Mag fev2014 xga2

Après le billet N° 138 du mois de décembre 2013 qui présentait le nouveau kit d'"Experimental Models", voici un essai très complet réalisé par Yann Moindrot, grand testeur d’autogires RC (entre autres) pour la revue Modèle Magazine.
Toute la gamme des autogires est entièrement étudiée et fabriquée en Italie par Paolo d’Alessandro.
Le "New Gyro-One", comme son nom l’indique est une version améliorée du modèle précédent : Plus réaliste, plus imposant,  plus économique et plus léger. La conception des pales a été modifiée et il existe une option permettant de gérer l’accélération du prélanceur.
En prime, l’auteur a testé trois motorisations différentes, dont une qui permet la voltige ; Il n’y aura donc pas de risques dans le choix des moteurs et de l’hélice.
Bonne lecture et peut-être bons vols avec votre futur "New Gyro-One" ; c’est tout le bien que je vous souhaite pour l’année 2014 !

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Essais en soufflerie de rotors d’autogires RC

Billet N° 139

En 2010, Lester W. GARBER et William S. FRIEDLANDER se sont attaqués à un travail de longue haleine : Ils ont effectué plus de 490 tests de rotors d’autogires R/C à la soufflerie de l’université du Minnesota. wind tunnel tests

Les mesures ont été réalisés sur des rotors de deux, trois et quatre pales équipés de 14 profils parmi les plus utilisés, ainsi que différents calages et finitions (film thermorétractable, fibre/epoxy, turbulateur).
Chaque test fut effectué en vitesse ascendante puis descendante ; ce qui permit d’appréhender l’hystérésis de la vitesse de rotation et de la portance. Le tout est accompagné de graphiques et de commentaires.

Ce recueil de 68 pages est hautement recommandable aux aéromodélistes qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur le comportement des rotors. C’est un complément au rapport LAPRESLE publié en 1927 et objet du billet N°81  http://jeancousin4923.wordpress.com/2008/03/04/le-rapport-lapresle-juillet-1927/ car rien n’avait été publié depuis cette date !

Histoire d’attiser votre curiosité, voici une synthèse que j’ai réalisée sur 7 exemples représentatifs. La plage des vitesses a été limitée entre 16 et 26 MpH et les valeurs sont des moyennes des relevés en vitesses ascendante et descendante.

Tableau Essais rotors jpg recLes colonnes de droite donnent le pourcentage d’efficacité par rapport à la meilleure configuration : Rotor quadripale et profil SG6042 calé à – 0,8°.

Graphique portance 3 jpg rec

Remarques :
1) La présence d’un turbulateur dégrade légèrement les performances au lieu de les améliorer.
2) Le profil SG6042 surclasse nettement tous ses concurrents ; notamment en version 4 pales calées à -0,8°, suivi du 3 pales calées à 0° ; valeurs que j’ai pu vérifier sur mes propres modèles.
3) Pour un même rotor en 3 pales SG6042 calées à 0° ou à -0,8°, la vitesse et la portance sont supérieures avec le calage à 0°. Toutefois, dans ce cas un prélanceur pourra s’avérer indispensable et si le rotor s’arrête en vol, il ne redémarrera jamais ! Tout est affaire de compromis.
4) L’augmentation de l’épaisseur diminue le rendement.
5) Les derniers du classement sont le bon vieux Clark Y et le NACA 8H12.
Le NACA est utilisé sur les autogires grandeurs, sa grande qualité étant d’être autostable (réflex). Son centre de poussée recule lorsque l’incidence augmente d’où une torsion négative qui amortit les phénomènes vibratoires et  la fatigue sur les pales de grand allongement.

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Nouveauté chez eXperimental models

Billet N° 138

Paolo D’Alessandro étend la gamme de ses kits avec une version évoluée du "Gyro-One" : Le "New-Gyro-One".
La nouvelle version comporte un empennage cruciforme situé dans l’axe du moteur ; ce qui a pour effet de diminuer les effets parasites et une partie du couple de renversement de l’hélice. D’autre part un signal est émis lorsque le rotor a atteint son régime optimum pour le décollage ; il n’y a donc plus de risque de décollage prématuré (option EPS).

2013-01-02 19 41 30Le modèle est disponible en version fuselage, ou..

DSC03307 xga

Semi-maquette comme ci-dessus.

Nouveau eXperimental Photo xga

Caractéristiques :
Diamètre rotor :         1.800 mm
Masse :                         3,5 kG
Radio :                          5 voies
Motorisation électrique 900 W ou thermique 12 cm3.

Crédit photos : eXperimental models

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Un prélanceur à la portée de tous…

Billet N° 137

Nul ne remettra en question les avantages du prélanceur de rotor appliqué aux autogires ; notamment pour les bipales et les grands modèles. Les utilisateurs de l'"Auto-G2" ou du "Gyro-One" ont pu apprécier la fiabilité du décollage des autogires équipés de cette option.

Dans les années 75 où la propulsion électrique en était  à ses premiers balbutiements, il n’était pas envisageable d’utiliser un prélanceur électrique.

Il existait donc deux solutions :

1) Le système mécanique avec embrayage, réducteur et roue-libre presque aussi complexe que l’hélicoptère.
Autogire Robbe Whopper#6jpg recCe procédé apparut en 1990 sur le "Whopper" de "Robbe" par exemple.

2) L’autre solution beaucoup plus simple est le prélanceur à "ficelle" qui consiste à équiper le moyeu du rotor avec un tambour sur lequel on enroule de la cordelette dont l’extrémité est fixée au sol. Lorsque le modèle avance pour décoller, la cordelette se déroule et entraîne le rotor en rotation. En fin de parcours, la cordelette se détache et l’autogire continue sa course, le vent relatif terminant l’accélération du rotor.
Autogire The Hobbit #5C’est le cas du "Hobbit", kit artisanal de Tim Angell.
Ou de l'"Helix" proposé par "Wik Modell" dans les années 75. On distingue le tambour qui dépasse de la partie inférieure du fuselage.

Ces modèles étaient dotés de rotors à barre de Bell dérivés d’hélicoptères à pas fixe ; solution qui améliorait la stabilité à l’époque au prix d’une plus grande complexité.002_Helix

Notre ami Doris qui est un modéliste à l’ancienne se refuse le "ready to fly" et réalise tous ses modèles avec des moyens simples, mais efficaces. Il a remis le système au goût du jour en l’améliorant.

DCP_0032Le tambour est réalisé à partir d’un emballage recoupé.

DCP_0036Détail du rotor  sur un autogire classique (hélice à l’avant).

IMG_0101 xgarecIci sur un autogire de formule "Gyroplane". On distingue bien la cordelette noire qui passe dans un tube guide fixé en haut de l’empennage. Cette dernière, en nylon tressé et très souple est disponible dans les magasins de pêche.
Cette solution convient bien aux rotors légers.

Crédit photos : Doris Broutin, Robbe, Net.

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