Modèle Magazine : Présentation du MAGNI M16

Billet N° 131

Depuis l’Italie, Franco Bugada oeuvre beaucoup pour promouvoir l’autogire RC. Dernièrement, il a publié plusieurs articles dans les revues « Modellismo » (généralités, technique, présentation de l’Arrowcopter) et « RC model World » entre autres.

Cette fois, c’est dans « Modèle Magazine » qu’il nous présente une réalisation en version « grand modèle » du MAGNI M16. Ce kit est proposé sur commande par « Experimental Models »; société basée en Italie et animée par Paolo D’Alessandro.

Le modèle a été présenté en vol à l’occasion du meeting IMC 2012 à La Ferté Alais, ses caractéristiques sont impressionnantes : Diamètre rotor 3200 mm, masse 13,5 kg , moteur 70 cm3.

Une variante est également proposée en hydrogire à cabine fermée et propulsion thermique ou électrique.

Bonne lecture…

MM juill2013 Magni couv xga

 

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Le point sur l’ Auto-G de Durafly

Billet N° 130

– Après une petite semaine d’attente, le colis a été livré la semaine dernière depuis l’Allemagne. Aussitôt signé, aussitôt déballé…
– Bravo pour le conditionnement ; l’autogire est parfaitement mis en valeur et bien protégé dans son emballage doublé d’une  coquille en polystyrène.
– Le kit comprend absolument tout à l’exception du récepteur et de la batterie. Un tube de colle, un tournevis et un support de pale de rechange sont fournis en prime et tout cela pour moins de 80,00€ port compris ! Une bonne Affaire.
– La notice est succinte, mais suffisante étant donné le niveau de préfabrication; Attention toutefois : Le débattement de la commande de roulis est inversé ! Vu de l’arrière, le rotor doit s’incliner à droite pour tourner à droite et inversement.

Emballage en expansé , autogire bien protégé !

– Le fuselage est réalisé en EPP expansé très dur et lisse, la queue est en tube de carbone et le pylône  est en contreplaqué découpé laser ; le moteur, le contrôleur, les quatre servos et les tringles sont déjà en place. Les empennages sont également en EPP moulé, profil biconvexe, la roulette de queue, les guignols sont posés et les charnières moulées en plastique sont un modèle de douceur.

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– Le train est déjà équipé de ses roues (un peu petites) et il suffira de le clipser dans le fuselage, non sans avoir omis de déposer le moteur et le contrôleur car les fils barrent le passage ; ils seront remis en place après quelques modifications (voir ci-après).

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– Mention spéciale pour les pales : Elles sont réalisées à partir d’une pièce moulée en plastique noir qui fait office de bord d’attaque  et de pied de pale. Le corps de la pale en mousse y est inséré et bénéficie ainsi d’une excellente protection. Autre avantage, la partie lourde étant située en avant, le centre de poussée se retrouve en arrière du CDG ; facteur de stabilité du profil. une des pales est déjà en place et sert d’exemple.

DSCI8031 xga– Le moteur est aisément amovible car son moyeu cylindrique se loge dans un support solidaire de la cloison pare-feu et retenu par deux vis pression. Le contrôleur est déjà câblé,  toutefois le connecteur d’alimentation a été remplacé par des PK 3,5 que j’ai standardisées sur mes batteries. Une hélice « maquette » tripale vient compléter le tout ; elle est fixée entre deux écrous de M4 à la manière des réducteurs GWS. En cas de malheur, il sera toujours possible de couper la partie filetée et d’utiliser un moyeu à pinces et une hélice bipale équivalente.

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– L’assemblage est rondement mené en moins d’une heure, la dérive n’a pas été collée car elle s’emboîte très fermement dans le logement ad’hoc, il en va de même pour le cône d’hélice.

DSCI8039 xga-Le porte à faux de l’axe moteur est important et engendre de légères vibrations et il n’y a aucun jeu axial avec risque de fatigue des roulements. La cloche est donc avancée de 10 mm en prenant toutes les précautions afin de ne pas la voiler. La rondelle en laiton est remplacée par un tube en aluminium ajusté pour un jeu axial de 0,2 mm environ.

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-Seul petit problème pour l’instant : La commande de profondeur est trop longue et est beaucoup plus basse que le guignol ; un double pli en forme de baïonnette résoudra le tout.

DSCI8140 xga-Les choses se compliquent quand il s’agit d’installer le récepteur ; en effet, les fils des servos et du contrôleur sont trop courts. Ce dernier sera reculé au maximum en éliminant le bossage situé au fond du fuselage. Le récepteur sera donc logé sous le fuselage dans un logement retaillé à l’emplacement de la trappe de visite. Cette dernière sera remplacée par une plaque ajourée fixée au scotch armé.

DSCI8142 xga-Le modèle est maintenant terminé, mais les vrais ennuis commencent : Dans cette configuration, le cente de gravité se situe à 235mm avec la batterie de 1350 mAH en 3S recommandée, la mise en place d’une batterie plus lourde de 1700 mAH ne change pas grand’chose (225 mm).

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-Il faudra employer les grands moyens pour parvenir aux fatidiques 220 mm de la notice.

DSCI8202xga-1° Découpe d’une ouverture rectangulaire à l’emplacement du bâti moteur, suffisante pour laisser le passage de la batterie qui sera ainsi avancée de 35 mm (attention de ne pas détruire la support de train). Ce travail est assez délicat étant donnée la présence d’un insert en plastique dans l’EPP.
-2°) Réalisation d’une cloison pare-feu en contreplaqué de 3 mm intégrant trois inserts M3 et balsa de 8 mm contrecollés. Cet élément sera soigneusement ajusté et collé à l’époxy, il permet d’avancer le moteur de 11 mm et referme le compartiment batterie.

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L’Auto-G  en bonne compagnie : Rainbow et Rotorshape ; il est dans la moyenne.

DSCI8152 xgaL’Auto-G est maintenant terminé, il suffit d’attendre les beaux jours pour les essais !

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L’Auto-G en chiffres :

  • Masse : 595 grammes avec batterie de 1350 mAh en 3S de 115 g (constructeur : 650 g)
  • Longueur :           795 mm
  • Hauteur :             390 mm
  • Diamètre rotor : 816 mm
  • Pales : nombre 3 de 45 x 360 mm,  profil plan/convexe de 14,4 % d’épaisseur.
  • Calage des pales par rapport à l’intrados : 3°40′ en négatif.
  • Surface rotorique : 52,3 dm²  Charge rotorique :  11,1 g/dm²
  • Surface des pales :   4,7 dm²   Charge alaire :         124 g/dm²
  • Plénitude :    8,9 %
  • Angle Delta : 12°
  • Moteur de type « outrunner », classe 85 grammes, diamètre 35 mm, KV = 800 tr/mn/v
  • Hélice tripale à pales étroites de 10″ x 8 « 

L’auto-G en vol :

Les conditions météo étant déplorables dans le Nord, c’est en Suisse que les premiers vols ont été effectués et commentés par Attilio. Devant les résultats intéressants, deux autres membres de son club ont acquis ce modèle.
Je laisse donc la parole à Attilio pour les commentaires sur le vol :

<< Mon Auto-G doit bien avoir plus de 50 vols,  je ne compte plus. Il est le seul aéromodèle à pouvoir voler avec le vent dont la météo nous gratifie cette année… D’ailleurs nous sommes 3 à pratiquer l’Auto-G qui fait des émules grâce à  sa simplicité de pilotage et à son prix imbattable !
Il passe facilement le renversement, le looping, le 360° à la verticale pendu à l’hélice, et autres « touch and go ».
Concernant le centrage, d’après mes constatations avec différentes batteries de poids différents : Le centrage n’est pas déterminant sur ce modèle grâce à la gouverne de profondeur qu’il est possible de trimer, mais il semble qu’il vole mieux avec un centrage avant ; toutefois, il est ; dans ces conditions, moins aisé de prendre rapidement de la hauteur et Il faut solliciter davantage le moteur.
Le poids total est plus important que le centrage. Il est centré avec un accu de 1300 mAh dans le compartiment prévu ( Même avec un 1500 mAh qui dépasse du logement! ) Autonomie de 8 à 12 min selon la force du vent.
La descente en autorotation avec un peu de vent , est un vrai régal.
Le moteur est assez puissant, pas de problèmes ; par contre il faut monter des  roues plus grandes et remplacer les vis intérieures qui fixent les pales sur la tête de rotor  par des cure-dents  qui feront office de fusible en cas de renversement à l’atterrissage ; ce qui évite de casser ou fendre les pales qui sont assez « délicates  » .
J’ai volé avec un GPS embarqué dans mon Auto-G afin de mesurer les vitesses, altitudes, éloignements possibles avec une visualisation du modèle raisonnable (voir tableau annexé). La trajectoire en vue satellite est de couleur kaki, les autres concernent des avions en vol ce jour là.>>.
En bref, cet Auto-G est une super machine et en plus, facile à visualiser en vol. Je te remercie de me l’avoir fait connaitre.

 

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 Enregistrement GPS : Vitesse maxi 78 km/h, prise d’altitude 140 mètres.

Prise de tours rotor.

Prise de tours rotor.

Décollage.

Décollage.

C'est parti !

C’est parti !

Looping.

Looping.

Torque roll.

Torque roll.

Crédit Photos en vol : Attilio Mina (Suisse).


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2012 in review

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

4.329 films ont été soumis au festival de Cannes cette année. Ce blog a été vu 43 000 fois en 2012. Si chaque vue était un film, ce blog pourrait supporter 10 festivals.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Un nouvel adepte dans les « Hauts de France »

Billet N° 129

Doris Broutin est un modéliste de la première heure ; comme l’atteste son palmarès en Wakefield et en « Coupe d’hiver »(*). Etant parmi les premiers pilotes d’hélicoptères RC dans la région et toujours à l’affût de nouvelles sensations, il s’est intéressé aux autogires depuis quelques années.

DCP_0091 xga recSon premier modèle fut un « DC Gyro » construit d’après le plan d’Emilio Gabezas.

DSCI5595xgarecDSCI5595xgarecgammaLe deuxième fut une évolution allégée d « DC Gyro » avec lequel Doris effectua de nombreux vols. Le modèle fut malheureusement détruit suite à la rupture d’un pied de pale.

DSCI5588xgarecgammaL’année passée, Doris a entrepris la construction du RPG d’après le plan de Richard Harris, ce modèle volait parfaitement, mais il a terminé sa carrière suite au caprice d’un rotor indépendantiste…. Comme déclare doris : << L’autogire étant très haut, le rotor a mis deux minutes pour rejoindre le sol ; toutefois, le fuselage a rejoint la terre ferme beaucoup plus rapidement ! >>.

Non découragé, Doris en a reconstruit un autre avec fuselage en tubes de carbone et deux autres modèles sont en cours de construction

(*) Les Wakefield » sont des modèles de vol libre dotés d’un moteur à écheveau de caoutchouc et d’une énorme hélice. Leurs réglages sont très scientifiques et nécessitent de bonnes connaissance en aérodynamique ; quant à la coupe d’hiver, elle réunit de courageux modélistes qui bravent le froid et la tempête pour faire voler leurs modèles « comme au bon vieux temps ».

JC

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Auto-G, le kit de chez Durafly

Billet N°128
Nouveauté disponible chez Hobby King !

27125-sub2Un air de famille avec le « Rotorshape », mais la ressemblance s’arrête là car la conception est totalement différente

27125-sub3En effet, ici le rotor n’est commandé qu’en roulis par deux servos montés en push-pull ; la commande de tangage est assurée par le volet de profondeur. Le 4° servo étant dédié au volet de dérive.

27740les pales sont constituées d’un bord d’attaque en plastique moulé qui protège l’autre partie en mousse et avance le CDG du profil en prime… Astucieux

27125-sub7Caractéristiques :
Diamètre rotor : 821 mm, 3 pales 400 x 45 mm de 26 gr chacune.
Longueur : 795 mm.Masse : 600 gr.
Le modèle est livré avec 4 servos de 9 gr, le moteur de 88 gr équipé de son hélice 10″ x 8″ et du contrôleur de 20 ampères.Il ne reste à acquérir que le récepteur 4 voies et la batterie Lipo de 1300 mAH en 3S .
http://www.hobbyking.com/hobbyking/store/uh_viewItem.asp?idProduct=27125&utm_source=rcgroups.com&utm_medium=banner&utm_campaign=autog

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Y a-t’il un gyro dans le giro ?

Billet N° 127

C’est bien connu : Le gros souci de l’autogire est la stabilité en roulis et il n’est pas rare que le premier vol d’un prototype se termine mal avec salade de pales à la clef ; surtout lorsqu’on pilote cette sorte d’engin pour la première fois.

Une solution simple existe avec l’emploi d’un gyromètre plus communément dénommé « Gyro ». D’après les contacts que j’ai eus avec de nombreux modélistes pratiquant cette discipline, beaucoup se sentent « déshonorés » d’utiliser un tel système et préfèrent prendre le risque de piloter en direct ; pourtant il y a belle lurette que les pilotes d’ hélicoptères ne se privent plus du confort apporté par cet accessoire et ne parlons pas des quadricoptères qui sont intégralement stabilisés.

Ce modèle de 200 grammes créé en 2001 était déjà équipé d'un gyro.

Ce modèle de 200 grammes créé en 2001 était déjà équipé d’un gyro.

Détail de l'implantation et de la commande de roulis.

Détail de l’implantation et du servo de roulis.

1° cas : Le servo de roulis attaque directement le rotor ;  la commande de tangage étant inexistante ou assurée par le volet de profondeur ou encore par un servo séparé. Rien de plus simple, il suffit d’intercaler le Gyro entre le récepteur ( sortie ailerons ) et le servo de roulis, l’axe de référence étant parallèle à l’axe du fuselage.

Sur ce "Rainbow", le gyro est intercalé entre le récepteur et le servo de roulis

Sur ce « Rainbow », le gyro est intercalé entre le récepteur et le servo de roulis, la commande de tangage s’effectue avec le volet de profondeur.

Dans cette configuration, les commandes de roulis et de tangage sont indépendantes ; un gyro pourrait être utilisé sans modification.

Dans cette configuration, les commandes de roulis et de tangage sont indépendantes ; un gyro pourrait être utilisé sans modification.

2° cas : Si le rotor est en commande intégrale avec mixage de type ‘Delta » à l’émetteur, il sera nécessaire de supprimer ce dernier et de le remplacer par un « V Mix » embarqué, le Gyro sera intercalé entre la sortie « ailerons » du récepteur et l’entrée « ailerons » du « V Mix ».

Exemple d'installation pour un rotor à commande directe.

Exemple d’installation pour un rotor à commande directe.

Réglages : Si la correction est inversée, il suffit de retourner le gyro de 180°, les premiers vols seront effectués avec le gain maximum et ce dernier pourra être diminué au fur et à mesure de la mise au point du modèle ; voire purement et simplement supprimé par la suite si tout se passe bien.

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Modèle Magazine : Essai du Gyro-One

Billet N° 126

Dans le N° 734 de la revue « Modèle Magazine » de novembre 2012, paraît sous la plume de Yann Moindrot, un banc d’essai très détaillé de l’autogire « Gyro-One » proposé en kit pré-assemblé par la société Italienne « Expérimental Models » .

La lecture de cet article sera très profitable aux futurs acquéreurs de cet excellent kit que nous espérons admirer sur les terrains quand le beau temps sera revenu…

Remarque au sujet de l’autorotation

L’autorotation est un phénomène purement aérodynamique dans lequel la masse des pales n’a aucune influence. Dans le cas des rotors bipales moins stables que les tripales ou quadripales, il est souhaitable d’utiliser des pales lourdes afin d’atténuer les problèmes d’oscillation (P.I.O) par effet de volant et augmenter la force centrifuge qui tend à ramener les pales vers le plan rotor (voir « Force centrifuge, danger et réalité » à la rubrique « Gyrotechnique ») 

Le couple généré par le rotor étant très faible, il faut donc avaler beaucoup de piste pour vaincre cette inertie importante et obtenir un régime suffisant à partir d’un lancement manuel ; d’où l’intérêt du prélanceur qui amène le rotor à une vitesse proche du régime d’autorotation et réduit considérablement la distance de décollage.

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